Daniel Bourdelès
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Textes chantés par Magène :
La mérianne
L'anordie
Tertous lenreit
(repris sur CD " La Normandie " Editions Pluriel)
Je m'en vas en Irlaunde (version en normand d'un tube des Albert's)
Frélaumpyi
La Neire Mâove

Daniel Bourdeles
      © photo J.C. Léger
♦ Cofondateur de Magène et concepteur du site de l'association.

♦ Auteur-compositeur. Production enregistrée :
21 albums et CD pour Magène et les Albert's principalement.

♦ Fin des années 60 : premières chansons (oubliées)
et 1ère partie de l'abbé Alexandre (Yvetôt)

♦ Années 70 : premières parties des spectacles de Lény Escudéro (Bayeux), Anne Vanderlove, Nicolas Peyrac, Paul Préboist, Jacques Debronckart et Hubert-Félix Thiéfaine. Sortie d'un 33 tours personnel ("Le futur Noé", voir ci-dessous).

♦ Depuis les années 80 : compos pour les Albert's et Magène.



LIENS DE TELECHARGEMENT
Voici quelques sites où vous pouvez télécharger
les albums personnels de Daniel (en français). Cliquez :


♦ CD "Les grosses misères de Petite Pomme"
     Chansons pour enfants interprétées par Eugénie
♦ CD "La mémoire du ciel"
     CD/spectacle commémoratif sur la libération
     de Carentan et de la Normandie

♦ CD "Le futur Noé"
     Seul CD personnel


L'anordie
( l'anordie est un coup de vent du nord )

O sé freule, l'anordie,
sus les terres mouillauntes.
L'entends-tu ?
J'entends ryin
qué des riles qui chauntent
alentou de noute ratyire.


Et ches houmes écrignis
qui boulechânent les frontyires
pou nous duire ?
J'entends ryin
que nous files qu'écalent dé rire
en coumptaunt leus panettes.

j'entends chu mounde erganne
qui tire à couort-fêtu
sen avenin !
Ten auntianne
dé mâotures à pis-pus,
cha n'est qué l'anordie,
matina, freide à l'hus,
Cha n'est qué l'anordie.



Elle se bat, l'anordie
sur les terres humides.
L'entends-tu ?
Je n'entends
que des brises qui chantent
autour de notre maison.

Et ces hommes échevelés
qui bousculent les frontières
pour nous soumettre ?
Je n'entends
que nos filles qui éclatent de rire
en comptant leurs taches de rousseur.

J'entends ce monde aigri
qui tire à courte-paille
son avenir !
Ton rabâchage
de malheurs sans fin,
ce n'est que l'anordie,
levée tôt, froide à la porte,
ce n'est que l'anordie.