Joseph Mague
ANGELINA  (2013)
Joseph Mague (1878-1940), qui signe tous les textes de ce disque, est un auteur du Bessin peu connu ...sauf par les collectionneurs de cartes postales ! Il est, en effet, un des rares auteurs normands, avec Henri Ermice, à avoir promu ses textes par ce moyen de diffusion. Une idée géniale car ses textes sont ainsi tous parvenus jusqu'à nous. Ses "chansons du Bessin" racontent la vie quotidienne de la région de Bayeux dans les années 1900-1910. Joseph Mague n'a composé que des textes et il n'existe aucune trace de leur mise en musique, laquelle n'a sans doute jamais été réalisée. Magène s'y est donc employé et ce disque propose 12 chansons complètes arrangées par des musiciens d'aujourd'hui.
Commandez-le ici


1.  
LA FÈRE ES OUGNONS
   
2.  
LA FÊTE A CAUMONT
 
3.  
LA VIEULE MOAISON
 
4.  
LA PARTIE D'MÉ
   
5.  
LES TRACHOUS D' BOUAIS
 
6.  
LES POTYIS
 
7.  
A VOT' SANTÉ MOUSSIEU LA FEULLE
 
8.  
L' BON GUIEU D' TCHEU NOUS
 
9.  
LES SOUS D' CAFÉ
   
10.  
MA GROUSSE ANGÉLINA
   
11.  
LE DÉPART DU CONSCRIT
 
12.  
LA CANCHON DU BOUILLOUX
 
Paroles : Joseph MAGUE - Musiques : Daniel BOURDELÈS
sauf musique des "Potyis": arrangement d'une mélodie
de Hippolyte MARIETTE composée en 1899


Daniel Bourdeles    
- Chant, choeurs, guitares : Daniel BOURDELES
- Contrebasse, accordéon, violon : Dany PINEL
- Conseiller linguiste : Rémi PEZERIL
- Enregistrement et mixage des chansons :
  Jean QUETIER, Albert Studio Ste-Mère-Eglise
- Cartes postales : un grand merci à Michel LE BAS,
  Alain MARIE et Michel GANDON, spécialistes
  en normand et collectionneurs, qui nous ont aidés
  à reproduire des cartes postales de l'époque.
- Photos et conception de la pochette : Rémi PEZERIL
- Production de l'association MAGENE
  50260 BRICQUEBEC.


" Le nouveau Magène est arrivé. La naissance d'un CD du plus ancien groupe musical en langue normande constitue toujours un événement.// Ce 13e album de l'association vous portera chance."
Th.G. Leprévost - Patrimoine Normand    

Une plongée dans le Bessin du début du XXe siècle. Voilà le voyage proposé par le groupe Magène – qui est aussi une association – avec la sortie de ce tout nouveau CD, Angelina. Douze chansons en normand – en parler du Bessin pour être plus précis – offre à l’auditeur une promenade pittoresque à travers le Bessin. « Le parler du Bessin est très proche de celui du Cotentin », explique Rémi Pézeril, président de l’association Magène et fervent défenseur du parler normand.
Les textes sont signés Joseph Mague. « On ne sait presque rien de lui », prévient le passionné. « Nous n’avons même pas de photos ». Cet auteur a laissé derrière lui 24 textes, édités sous la forme de cartes postales illustrées d’une photographie, sous le nom de Chansons du Bessin. Mais aucune trace de musique n’a été retrouvée.
Si de nombreuses zones d’ombre subsistent sur la vie de Joseph Mague, quelques bribes de son existence ont pu être dénichées. « Il est né à Landerneau (Bretagne) en 1875 et il est mort à Granville en 1940. On sait qu’il a habité à Vire et qu’il a fait des études de droit. Après ses études, il a beaucoup circulé dans la région et notamment dans le Bessin. »
L’absence de musique n’a pas empêché le groupe de se lancer dans la réalisation d’un CD pour mettre à l’honneur ces textes « aux thèmes très variés ». Sur les 24 textes, une douzaine ont été sélectionnés. De la fête à Caumont-l’Eventé aux auberges de Balleroy, en passant par les potiers de Noron, cette balade au cœur du Bessin offre des tranches de vie quotidienne au rythme du patois normand. Mais d’autres thèmes sont développés, comme l’au revoir d’une mère à son fils qui part au service militaire, avec la chanson Le départ du conscrit. « Le fait que ce texte soit écrit à la veille de la Première Guerre mondiale le rend encore plus émouvant. » Douze poèmes mis en musique.
Mais l’humour est aussi au rendez-vous, avec Ma grousse Angelina : une déclaration d’amour ponctuée de petites moqueries. Ou encore la chanson La partie d’Mé qui content les aventures d’une famille de paysan partant une journée à la mer à Port-en-Bessin.
Ces douze textes ont été mis en musique et sont chantés par Daniel Bourdelès. Dany Pinel posant une partie des instruments sur les poèmes. « Une musique douce faite de guitare, violon, contrebasse ou encore d’accordéon », résume Rémi Pézeril.
Entre mélancolie, nostalgie et souvenirs d’antan, le groupe Magène livre avec ce nouvel opus une belle carte postale sonore du Bessin d’hier.
La Renaissance du Bessin    

" Avec le Cd "Angelina", l'association Magène fait revivre un auteur du Bessin oublié, Joseph Mague, ami de Louis Beuve et de François Enault. Daniel Bourdelès a composé des mélodies dans l'esprit des années 1900. Il chante, accompagné par Dany Pinel au violon, à la contrebasse ou à l'accordéon. Le normand du Bessin, avec ses différences, n'en reste pas moins très proche de la langue de Cart'ret. "Les Trachous de boués", "Les sous d'café", "La canchon du bouilloux" évoquent les petites gens et l'ambiance d'avant 1914. "Le départ du conscrit" (pour un service militaire de trois ans) annonce la montée vers la guerre. Avec malice "Ma grousse Angelina" est la chanson d'un fiancé qui a une drôle de façon de complimenter sa bien-aimée... Un CD que des critiques qualifient de "style Brassens".
Vikland    

" Les parents de J.Mague se sont mariés en 1871 à avranches, ville où était déjà domiciliée sa maman à l'époque. Elle y a ensuite vécu après la mort de son mari quand Joseph avait 9 ans, soit en 1884. Cela a donc été son adresse et sa résidence pendant toute sa jeunesse même s'il a été pensionnaire a Mortain.
Sa mère Zénaïse Pulchérie est morte à l'âge de 89 ans, "veuve Edouard Casimir Mague", le 29 janvier 1919, à son domicile avranchin du 21 de la rue Saint-Saturnin.
Le mariage de Joseph Mague a eu lieu le 3 Octobre 1898 en mairie de Marigny, près de Saint Lô. A cette époque, Joseph Mague était déjà employé des contributions indirectes et domicilié à Avranches où il a habité de 1884 à 1898, soit pendant 14 ans. Il a d'ailleurs écrit plusieurs textes qui font référence à Avranches, un sur les petits ânes d'Avranches (1928) et un autre sur le Mont-Saint-Michel.
Michel le Bas et Lionel Bonnetot