Côtis-Capel
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j'ai gardé le cap


Charles Cerisier consacre ce livre à Côtis-capel, un des écrivains en langue normande les plus exemplaires.

Charles Cerisier, qui fut un de ses amis intimes, a retrouvé nombre des courriers d'Albert Lohier, un humaniste aux multiples facettes (qui a choisi pour nom d'auteur le nom de son village de La Hague, Capel, situé dans les côtis face à la mer).

En préface, François Simon, une grande plume d'Ouest-France, fait un portrait savoureux du "bonhomme" Albert Lohier.
Un CD accompagne ce livre qui éclaire l'oeuvre.

A signaler que l'association Magène a mis en musique plusieurs poèmes afin de sortir cet auteur géant de la confidentialité où il se trouve enfermé.
On peut écouter ces poèmes dans la plupart des CD édités depuis vingt ans. Editions épuisées sauf le CD Magène en concert. Un nouveau CD de chansons "spécial Côtis" est en préparation.

Le film vidéo de 50 mn "Côtis-Capel, de La Hague à l'universel est désormais disponible en DVD.

Le livre de Charles Cerisier est édité par Isoète, Cherbourg. Avec une impression de très grande qualité.


Sortie officielle du livre "J'ai gardé le cap" le 28 mai 2008 :
120 personnes rassemblées à Urville ont participé, avant la dédicace de Charles Cerisier, à un hommage émouvant à Côtis-Capel, dont Joseph Lecoutour, Yannick Bonnissent (qui a interprété le poème qu'il a mis en musique "1939"), Théo et Jean-Louis ("Péris en mé")... Toute la salle s'est levée pour chanter 2 couplets de "Sus la mé", l'hymne d'A. Rossel.

j'ai gardé le cap
Charles Cerisier

En octobre 2008, le jury du Prix Littéraire du Cotentin a décerné une mention spéciale à l'abbé Cerisier pour cette biographie de Côtis-Capel.


L'avis de Jean-Pierre Crespin

Charles CERISIER est  prêtre, comme l'était CÔTIS-CAPEL lui-même. Sans doute fut-il lui aussi un peu en dehors des sentiers battus traditionnels de cette fonction. Dans ce "recueil de documents", il nous invite à mieux connaître celui qui fut pendant les quinze dernières années de sa vie (CÔTIS est mort en 1987) un compagnon de route tant au plan fraternel que spirituel.

Beaucoup de lecteurs et admirateurs du poète connaissent son lyrisme incomparable et tous les vrais défenseurs de la langue normande ne tarissent pas d'éloges à l'égard d'Albert LOHIER devenu CÔTIS-CAPEL comme pour mieux s'ancrer dans ses origines haguaises.

Mais dans ce livre, Charles CERISIER ne se contente pas de présenter des oeuvres poétiques de son ami. Il y ajoute quelque chose qu'il serait difficile d'appeler une biographie ou des "mémoires par procuration" mais plutôt une sorte de mémorial fait d'archives et de scènes de vie réunies.

Ce travail de compilation est précieux pour mieux comprendre l'oeuvre de CÔTIS-CAPEL, ses engagements et le souci permanent d'être au clair avec le cheminement entrepris depuis le début, tant dans le domaine de sa foi que dans celui de son rôle social auprès de ceux qu'il a souhaité approcher dans l'atmosphère de leur travail quotidien. À cet égard, le titre "J'ai gardé le cap" me paraît très évocateur de cette ligne de conduite toujours maintenue, contre vents et marées. Prêtre ouvrier, Albert fut le premier prêtre marin pêcheur et il dut subir les foudres vaticanes comme tant d'autres dès 1959.

Albert LOHIER écrivait en 1951 :
"Être missionnaire de la mer n'est pas une fonction attribuée à un prêtre auquel l'autorité religieuse confierait le soin habituel des âmes avec l'obligation d'assumer le culte, de promouvoir les oeuvres diverses ou même d'animer l'action catholique dans le milieu.
Le missionnaire a accepté de vivre totalement la vie même des pêcheurs. Il est professionnel, inscrit maritime, embarqué. Il travaille comme un matelot. Il vit de son salaire. Il doit, le cas échéant, souffrir les aléas du métier : long séjour à terre à cause du mauvais temps, en cas de panne, en cas de chômage." (Extrait p. 107 du livre de Charles CERISIER.)

Bien entendu, dans cet ouvrage, le défenseur de la langue normande et le poète ne sont pas oubliés. Dans le chapitre 5, "Une écriture", CERISIER présente l'oeuvre de CÔTIS comme un élément de sa quête, une recherche. Albert aurait aimé que l'on dise "ses méditations". Mais Albert LOHIER, c'est aussi une voix "persuasive, rapide, coléreuse, explicative et ponctueée..., retenue et méditative ... un peu éraillée par la pipe et marquée par des difficultés respiratoires, bronchite et asthme"...
Un CD présente 16 enregistrements de la voix de CÔTIS-CAPEL et les textes se trouvent dans les chapitres 5 à 8. Je trouve cette idée tout à fait remarquable et, si les traductions du normand en français n'avaient pas de sens pour le poète CÔTIS, elles ont au moins le mérite de permettre à ceux qui ne comprennent pas parfaitement la langue normande, de saisir les idées et le sens général des méditations d'Albert, dans son loceis...
J'avais déjà eu l'occasion de faire une brève présentation de ce très grand poète normand à la mi-juin dernier, juste après que l'auteur nous eût présenté son livre.

Je pense revoir Charles CERISIER  prochainement mais je recommande dores et déjà à tous la lecture de son livre qui est paru au 2ème trimestre 2008 chez Isoète.Un outil bien précieux !


Jean-Pierre Crespin - août 2008